Pourquoi commencer par les démarches
Les comparatifs de courtiers portent presque toujours sur les frais de transaction. C'est compréhensible — c'est le chiffre affiché en page d'accueil — mais pour la plupart des gens qui passent quelques ordres par an, l'écart entre deux courtiers s'y compte en quelques euros.
L'écart de démarches, lui, ne se compte pas ainsi. Deux investisseurs au portefeuille strictement identique peuvent terminer l'année l'un avec une déclaration mensuelle, l'autre avec aucune. Cet écart ne coûte pas des euros mais des heures, et c'est le genre d'écart qu'on découvre en mai, quand la déclaration s'ouvre.
Ce n'est donc ni un classement ni une recommandation. C'est une liste de choses à vérifier avant de signer, étant entendu que ce qui vous convient dépend du travail que vous préférez ne pas faire vous-même.
Quatre questions qui déterminent l'essentiel du travail
1. Retient-il la TOB ?
La TOB est due à chaque achat et à chaque vente. Si votre courtier la retient, c'est réglé. Sinon, vous la déclarez chaque mois vous-même via MyMinfin, avec une échéance propre à chaque mois — y compris les mois où vous n'avez passé qu'un seul ordre. À quoi ressemble cette déclaration : déclarer soi-même la TOB, mode d'emploi ; ce qu'un ordre coûte, le simulateur de TOB le chiffre.
C'est la plus lourde des quatre, parce que c'est la seule qui se répète. Déclarée en retard, elle produit une amende par semaine de retard, que le simulateur d'amende met en chiffres.
2. Retient-il le précompte mobilier sur les dividendes ?
À 30 % sur les dividendes, c'est la règle la plus coûteuse à se tromper. Si le précompte n'est pas retenu, le dividende brut passe dans votre déclaration annuelle. Sur des dividendes étrangers s'ajoute une seconde couche : une retenue à la source dans le pays d'origine, avec ses propres formalités pour la limiter.
3. Retient-il l'impôt sur les plus-values — et à partir de quand ?
Depuis 2026 il existe un impôt de 10 % sur les plus-values. Les intermédiaires belges le retiennent en principe à la source à partir de juin 2026, mais « belge » ne veut pas dire « retient » : un courtier fonctionnant en opt-out ne retient rien et vous laisse la déclaration.
Et une chose vaut dans tous les cas : l'exonération annuelle de 10 000 € se récupère toujours par la déclaration annuelle, même quand les 10 % ont déjà été retenus à la source. Retenu ne veut pas dire réglé.
4. Recevez-vous une attestation fiscale belge ?
Une attestation met votre année en face des cases fiscales belges. Sans elle, vous recevez un relevé d'opérations complet et faites la traduction vous-même — y compris les taux de change si vous avez traité en dollars.
Ce que fait chaque courtier sur ces quatre points, et d'où nous le tenons, figure dans le comparatif des courtiers et des impôts belges. Chaque cellule indique sur quel type de source elle repose, et là où nous ne sommes pas sûrs, cela y est écrit aussi.
Une cinquième question qui n'a rien de fiscal
Si le courtier est établi hors de Belgique, une obligation tient au compte lui-même et non à ce que vous en faites : l'enregistrement du compte étranger auprès du Point de contact central de la Banque nationale, puis sa mention chaque année en case XIII de votre déclaration. Elle s'applique dès le premier euro et c'est ce qu'on oublie le plus souvent la première année.
Si vous détenez des comptes chez plusieurs courtiers, cela reste une seule déclaration : plusieurs courtiers, une seule déclaration décrit ce qu'il faut alors additionner.
Ce que vous ne trouverez pas dans ce comparatif
Ni note, ni classement, ni « meilleur courtier ». Trois raisons, toutes pratiques.
D'abord, l'impôt est identique partout : c'est une taxe, pas un tarif. Un tableau affichant une colonne de montants variables à côté de noms de courtiers serait lu comme une comparaison de prix, et ce serait faux.
Ensuite, la réponse dépend de ce que vous détenez et de la fréquence à laquelle vous passez des ordres. Qui renforce une fois par an ne pèse pas une déclaration mensuelle comme qui traite chaque semaine.
Enfin, le rendement n'y figure pas et n'y figurera pas. Ce qu'un courtier fait de vos impôts est un fait ; ce que votre portefeuille rapportera n'en est pas un.
Vérifiez toujours vos propres chiffres
Belfolio calcule et présente ces montants à titre d'information. Il ne s'agit ni d'un conseil fiscal ni d'un conseil en investissement. Les courtiers font évoluer leurs pratiques, et plusieurs des positions ci-dessus sont signalées par nous comme non tranchées ; vérifiez-les auprès de votre courtier et du SPF Finances avant de déclarer.
Publié le 9 août 2026
Questions fréquentes
- Un courtier belge est-il fiscalement plus simple qu'un courtier étranger ?
- Le plus souvent oui, mais pas automatiquement. Un intermédiaire établi en Belgique retient généralement la TOB, et à partir de juin 2026 en principe aussi l'impôt sur les plus-values. Il y a des exceptions : un courtier belge fonctionnant en opt-out ne retient pas l'impôt sur les plus-values.
- Qu'est-ce qu'une attestation fiscale belge et pourquoi cela compte ?
- Un relevé qui met votre année en face des cases fiscales belges. Sans attestation, vous recevez un simple relevé d'opérations et faites vous-même la traduction vers la déclaration. Tous les chiffres y sont ; le travail est pour vous.
- La TOB change-t-elle si je change de courtier ?
- Non. La TOB est un impôt : le montant est le même chez tous. Ce qui change, c'est s'il la retient ou s'il vous laisse la déclarer vous-même chaque mois.